La Générale Nord-Est, un accord, des promesses

Publié le par La Générale Nord-Est

undefined

 La Générale Nord-Est et la Mairie de Paris viennent de signer une convention d'occupation pour entériner le relogement du collectif au 14, avenue Parmentier dans le XIe arrondissement. Des travaux sont à faire, l’ouverture de ce lieu central est prévue en septembre 2008. Le collectif d’artistes et de militants voit là un engagement réel de la Mairie en faveur des lieux d’innovation culturelle et sociale. Cependant, des ateliers satellites, conçus pour accueillir le travail de chaque pôle, revendiqués depuis l’évacuation du bâtiment de la rue du général Lasalle, restent à trouver. A ce jour, aucune proposition n’a été étudiée, mais fort de cette première avancée, le collectif travaille maintenant en confiance avec la Mairie de Paris et reste persuadé que l'intégralité des promesses concernant les espaces complémentaires seront tenues.

 

En effet, partis d’un bâtiment de 8000m2 dans le XIXe arrondissement, les gens de théâtre, musiciens, plasticiens, cinéastes, militants et membres d’associations qui composent la Générale Nord-Est, errent depuis le 7 septembre 2007. Après un départ négocié, le bâtiment du 14 avenue Parmentier leur a été dévolu. Sa surface est de 500m2. Le « 14 » doit s’installer au centre d’un réseau d’ateliers, comme un lieu de présentation et d’expérimentation, une vitrine ouverte au public. Pour que la Mairie respecte ses engagements pris lors des négociations, il manque encore 6 ateliers satellites, soit un peu plus de 500m2. Face aux grandes machines onéreuses, comme le 104 rue d’Aubervilliers(1), ces quelques espaces nécessaires à la Générale Nord-Est ne sont que des poussières pour la puissance publique. La moitié du chemin a été parcouru par la Mairie. Les ateliers satellites doivent être trouvés au plus vite pour que le collectif travaille à l’ouverture du « 14 ».

 

Enfin, l’évacuation d’un bâtiment de 8000m2 dans le quartier de Belleville, répondait, nous disait-on, à une urgence : la création d’un hôpital psychiatrique. A ce jour, à l’exception de la pose d’une gouttière pour évacuer les inondations, ni travaux, ni permis de démolir, ni permis de construire. La valse lente des propriétaires du lieu (ministère de l’Education, puis de la Santé) continue de se moquer des besoins des Parisiens en logements et équipements publics. Faudra-t-il prendre d’assaut la rue du Général Lasalle pour que l’urgence des travaux soit de nouveau criante ? Par temps de pénurie immobilière, 8000m2 vides résonnent et disent le mépris de l’Etat pour les habitants des quartiers populaires.

 

(1) Le 104 parle d’accueillir et de soutenir 35 projets pas an tous arts confondus. A la Générale de Belleville nous avons accueilli plus de 3000 projets en deux ans et demi, sans subventions. Nous étions tous bénévoles.

Publié dans Actualité

Commenter cet article