Horizons de l'écologie politique | Lauret/Potte-Bonneville/Zaoui | Collège International de Philosophie

Publié le par La Générale Nord-Est

La Générale a le plaisir d'annoncer la séance inaugurale du séminaire de

Pierre LAURET, Mathieu POTTE-BONNEVILLE et Pierre ZAOUI

Horizons de l'écologie politique
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Philosophie, politique et société
11 mars, 18 mars, 01 avril, 08 avril, 06 mai, 20 mai

18h30-20h30


Salle 1, Centre Parisien d'Études Critiques, 37 bis rue du Sentier, 75002 Paris


Séminaire du Collège International de Philosophie

organisé avec le soutien du Centre Parisien d'Études Critiques.


Prendre au sérieux l’idée d’« écologie politique », c’est reconnaître que le sens de cette expression ne peut se réduire ni à une collection de problèmes environnementaux, qu’il reviendrait au pouvoir politique de prendre en charge, ni à une doctrine susceptible d’être rangée aux côtés d’autres conceptions du monde et de la société, dans l’espace homogène et neutralisé d’une « histoire des idées politiques » dont les coordonnées, au fond, n’auraient guère changé. Tout au contraire, le propre des questions écologiques contemporaines comme des élaborations théoriques qui entendent les prendre en charge, est de ne laisser intact aucun des grands repères qui organisent l’horizon même de l’action et de la pensée politique : alors même que les problèmes posés par le dérèglement climatique, l’épuisement des ressources ou la réduction de la biodiversité donnent une urgence neuve au souci de l’intérêt général et du bien commun, ils dessinent un horizon dans lequel la définition de la citoyenneté, les échelles de temps et d’espace, le rapport au possible, la place conférée au savoir, l’articulation entre consensus et conflit prennent des formes largement inédites. Paradoxe de cette métamorphose : si, en un sens, toute la pensée politique moderne s’est située dans l’horizon du changement (de la transformation par l’homme de ses propres conditions d’existence, du progrès sous ses acceptions réformiste ou révolutionnaire, de la croissance comme vecteur de paix et de prospérité), l’écologie politique redouble cet impératif, nous enjoignant collectivement de changer tout en mettant en cause les formes jusqu’ici prises par cette dynamique transformatrice.

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